Carpe Diem |
~ Tous les textes sont de moi-même, sauf si je le précise ~ (© Déborah T.) |

Photo : Mateus Machado
Je te voulais. Toi, tout entier. Je te désirais comme je n’ai jamais pu désirer quelqu’un. Tu n’étais pas qu’un pion comme un autre, tu n’étais pas un de ces gars que j’ai l’habitude de rencontrer. Non, toi tu étais différent. Tu semblais mystérieux, tu riais mais tu n’avais pas cette petite lueur qu’on voit dans les yeux de quelqu’un d’heureux. Parce que tu ne l’étais pas.
Tu souffrais, royalement. Je l’ai remarqué dès que nos regards se sont croisés pour la première fois. Et j’ai eu envie de t’aider. J’ai immédiatement voulu voir un sourire sincère sur ton visage. Seulement voilà, tu ne me voulais pas. Tu ne te préoccupais pas de moi. En fait, tu ne t’intéressais à aucune autre fille. Tu restais seul, alors que moi, j’étais là, à te désirer.
Plus tard, tu m’as avoué que tu ne pouvais plus avoir confiance en personne. Tu m’as dit que l’on t’avais brisé auparavant, et que jamais, oh non jamais, tu ne pourras plus tomber amoureux. Car elle était passée par là. J’avais alors découvert ton secret et je savais qu’au plus profond tu avais seulement peur; peur de ton avenir.
Je t’ai alors appris à surmonter cette crainte horrible enfouie en toi. Je t’ai confié qu’auparavant, moi aussi, j’avais évité toutes relations, mais que j’avais réussi à faire un pas en avant. A tourner la page. A pardonner pour oublier. Parce que notre être n’est pas obligé de n’aimer qu’une personne.
© Déborah T.
(texte pour celle qui m’avait demandé en question “Une connasse est passée par là)

Photo : Auriane Allaire
Une relation finie, un ex à oublier, de longs souvenirs à enterrer. Des semaines voire des mois de tristesse, à essayer de pardonner pour oublier. Des sons, des images, des endroits qui nous rappellent ce que l’on a pu vivre sans pour autant être capable d’en sourire. Alors pourquoi est-il si dur d’oublier une personne que l’on se promet de détester? Pourquoi est-il impossible de lutter contre cet amour infini qui nous lie?
La réponse est simple. Nous ne pouvons pas oublier ni faire semblant de détester. Quelqu’un porté dans notre cœur le restera à tout jamais, malgré toutes les fautes. On essayera tout d’abord de s’accrocher à celui-ci, mais au final est-ce la bonne solution pour oublier? Puis finalement, on fera du mieux pour ignorer cette même personne tout en luttant contre cette envie continuelle de l’autre.
© Déborah T.

Après neuf étés entiers passés là-bas, des dizaines de semaines, voilà que tout se finit. Une nouvelle qui tombe comme on ne l’a prévoit jamais. Le Yotel, simple village vacances me direz-vous. Je vous répondrais que ceci est faux. Ce village vacances de 13 hectares nous a plusieurs fois abrités, nous et des milliers d’autres personnes au cours de ces 30 dernières années. Un endroit paisible, où il fait bon d’y vivre, où l’on se relaxe au possible, où l’on rencontre de nombreuses personnes venues d’ici et d’ailleurs. De longues amitiés, de premiers amours, des personnes que l’on doit finalement oublier.
Mais alors où allons-nous maintenant? Comment allons-nous revoir ces personnes qui sont devenus, en l’espace de quelques semaines, nos frères et soeurs? Où va-t-on pouvoir se recréer ces nouveaux liens dans un décor si magique?
Dégoût, rage, tristesse, sentiments qui me partagent. Le Yotel, village vacances qui restera dans mon âme d’adolescente pendant ce qui semble être une éternité.
© Déborah T.

Photo : Estelle Migré
L’histoire est finie, mais malgré tous les différents, on croit avoir compris comment l’amour fonctionnait. Et puis petit à petit, l’autre devient notre bourreau, profite de notre faiblesse pour vous rappeler que oui, il n’existe plus de “nous”. Il se décroche du passé, il oublie tous vos moments heureux pour vous faire du mal. Et finalement, lentement, il se rend compte qu’en fait vous lui manquez. Alors, il va tenter de se raccrocher à ce qui vous a longtemps lié… Mais au final, que veut-il vraiment?
De nombreuses questions viennent donc vous traverser l’esprit pour y rester ancrées. Que faire quand au lieu de vous ignorer, comme il l’a fait pendant ce qui vous a semblé être une éternité, il revient vers vous? Faut-il ignorer son manque ou alors en jouer? Faut-il pardonner ses maladresses ou le détruire lui? Faut-il céder à la tentation ou lutter contre votre désir caché? Faut-il répondre prudemment ou provoquer?
Peut-on ressasser le passé après tant de larmes écoulées?
© Déborah T.

L’adolescence, une période clé de la vie. Quelques années dans une existence qu’on pourrait oublier mais qui reste en fait, l’une des meilleures. En étant adolescent, on se libère, on se rebelle de l’espace familial, on apprend à connaître de nouveaux sentiments, la forte amitié, le premier amour. Insouciant, on tente l’impossible, on fait des conneries, on s’amuse, et ce, sans limite. Jeune, on oublie les plus âgés pour n’établir qu’une relation privée avec les autres du même âge. Ensemble, on approche l’illégal, on vit au présent, on oublie le futur et on sourit. On commence à devenir heureux.
Mais à un moment, ne faut-il pas devenir adulte? Petit à petit, on devient majeur, on comprend alors qu’il faut être autonome. Que l’aide et la confiance familiales ont disparus, qu’il va falloir continuer à vivre au présent oui, mais pour assurer un futur.
Profitons de notre adolescence tant qu’il en est encore temps. Avant de se retrouver enfermés dans la sphère de la routine de la vieillesse.
© Déborah T.

Dans un grand lit, sur un bureau rangé, dans un ascenseur vide, sur une banquette de train usée, dans une voiture chauffée, sur un plan de travail lavée, dans une douche spatieuse… Tant de lieux différents et pourtant tous propices à une situation similaire : l’endroit parfait pour faire l’amour.
Tout ceci semble poétique, les jeunes filles l’imaginent comme le moment parfait, celui qui feront d’elles des femmes mûres et grandies. Mais faire l’amour, c’est brutal, violent. On ne devient pas plus mature en un coup de rein non, mais on obtient du plaisir. On cherche notre orgasme profond, la jouissance de l’autre ; ce qui nous fera oublier l’extérieur pour ne penser qu’au bien ressenti. On ne se contrôle plus, notre cerveau ne suit plus, nos mouvements sont légers et trahissent en un temps record notre envie naturelle.
S’enfouir dans l’autre, chercher le plaisir, dépasser nos limites, ressentir un être étranger, faire dominer le bien, se confier entièrement. Tant de douceur et de brutalité dans quelques gestes provoquant bien-être et désir. Faisons l’amour et soyons heureux.
© Déborah T.

Parler tout bas dans leur dos, jouer avec les sentiments, profiter des plus faibles, faire sa garce.
Pourquoi sont-elles là à se montrer supérieure, plus fortes mentalement que les autres? Pourquoi font-elle en sorte de ne jamais tomber amoureuse trop vite, de ne pas s’attacher rapidement? Pourquoi s’amuse-t-elle avec les gars qui pourraient faire leur bonheur? Pourquoi sont-elles constamment à parler du monde qui les entoure?
Vous pensez qu’elles font partis du groupe des “garces”, ces petites putes qu’on pourrait appeler. Vous pensez qu’elles ne sont que des inhumaines sans sentiment mais avec une envie de supériorité ne les arrêtant pas. Et bien vous vous trompez. Ces “salopes” ne sont qu’en fait des personnes humaines. Elles ont juste décidé de se protéger des autres, de ne plus accorder rapidement leur confiance, de ne pas parler de leurs sentiments. Mais si un jour vous les approchez, vous vous rendrez compte que finalement, elles sont comme vous et moi; normales. Juste effrayées par l’avenir.
© Déborah T.

Vous les voyez courir, ces petits? Ils ont l’air heureux non? Regardez leur sourire en voyant leur mère revenir portant une bassine d’eau. Cette eau, ça faisait bien longtemps qu’il n’en avait pas vu la couleur. Tout comme cette saine nourriture que leur apporte en ce moment des inconnus.
Ces petits sont étranges; pas comme nous. Leurs ventres rebondis montrent qu’ils n’ont peut-être pas mangés depuis des jours, mais bon, ils ont l’habitude. Leurs peaux sèches prouvent qu’ils n’ont pas prix de soin corporel depuis des lustres, mais ça, ils s’en foutent. Leurs langues vertes expliquent le fait qu’ils n’ont pas bu d’eau saine depuis leur naissance, mais ceci, ils ne le savent pas.
Malgré tout ça, ils sont heureux. Ils sourient à leur mère, présente plus que tout pour ces cinq enfants. Elle n’a pas un sous, pas une aide pour vivre, mais ne s’en plaint pas, “l’argent ne fait pas le bonheur” dit-elle. Elle n’envie pas les Européens ou même les Américains puisqu’elle ne peut être plus heureuse que maintenant, entourée de ceux qu’elle aime plus que tout. Elle espère le meilleur pour ses enfants, mais sait que sans école, ils finiront comme elle ou comme son mari, revendeur de fruits au marché du coin. Pour elle, la seule injustice est celle-ci : ne pas pouvoir accorder à ses enfants une éducation complète pour qu’ils puissent évoluer et exercer un bon métier.
A tout ceux pensant qu’être “pauvre”, c’est ne pas réussir sa vie… Le bonheur existe quand même sans argent.
© Déborah T.

SMS de Robin, reçu à 22h45 :
“Mon amour, voici déjà un mois que nous sommes ensemble. Un mois ça peut commencer à durer, mais au contraire j’ai l’impression que ce dernier mois fut rapide et sûrement l’un des meilleurs. A tes côtés, j’étais quelqu’un d’autre. Tu as su me changé en si peu de temps; ce que personne n’a jamais réussi à faire. Alors je voudrais d’abord te remercier pour ça. Et pour avoir été à mes côtés pendant ce mois où je n’ai jamais été plus heureux. Ces petits moments partagés avec toi, ton sourire qui m’a déjà fait craqué, nos rires qui faisaient écho… Tout ça va me manquer. Je t’envoies ce long message ma chérie pour te dire quelque chose. Enfin deux choses. Je ne sais pas encore comment tu vas réagir après ça, mais s’il te plaît, ne me détestes pas.
Je pars. Je déménages. A exactement 435 kilomètres d’ici. Oui, je sais, j’aurais du te le dire avant, et bla bla bla. Oui je sais, et je m’en veux. Tu peux m’en vouloir toi aussi, je le mérite après tout. Je suis sincèrement désolé de t’avoir caché ce lourd secret qui peut mettre un terme à notre relation à tout moment. Même maintenant si tu le décides ainsi. Mais avant tout, saches que je t’aime. Oui, ça fait cucu de ne te le dire qu’aujourd’hui. Et par sms en plus. Rien de plus pathétique de ma part. Enfin, je te l’ai murmurer tout à l’heure en montant dans le train, as-tu entendu? Ce même train qui m’amène maintenant au loin… Loin de toi. Loin de tes beaux yeux. Sincèrement, mon ange, je t’aime. Comme je n’ai pas aimé depuis une éternité. Comme je n’ai jamais aimé en fait.
Prends ta décision, celle qui sera la plus censée. Saches que je suis là pour toi, plus physiquement mais mentalement. Et je suis sûr qu’une relation à distance peut fonctionner entre nous. Nous sommes assez forts. En tout cas mon amour pour toi est assez puissant pour t’attendre. Le temps qu’il faudra.”
© Déborah T.

Elle est là à se pavaner sur des talons plus hauts tous les jours. Elle porte ces vêtements dits “à la mode”, tous plus chers les uns que les autres. “Mais maman, tu comprends pas? Il me faut ce jean pour être populaire!”. Et maman cède, parce que maman veut voir sa fille heureuse. Et le lendemain, la jeune fille, qui n’a que 13 ans, se montre aux autres, fière d’avoir réussi à être supérieure à son aîné, une fois de plus. Puis elle sort les week-ends, elle commence à boire, un ou deux verres de vodka. Elle fait comme si elle était bourrée, oui, tout ça pour qu’on la regarde, cette jeune fille. Elle fume aussi. Des cigarettes, oui, mais ça c’est tous les jours. En soirée, elle se drogue. Un peu plus chaque week-end, “pour se sentir bien” dit-elle aux critiques. Plus tard, elle commencera à aller en boîte de nuit, à se faire toucher par les plus vieux qu’elles. Elle continuera tout de même à flirter avec eux, “eh oui, c’est toujours bien d’avoir des réductions!”. Finalement, la seule fois où elle se dira vierge c’est en donnant son signe astrologique. Mais elle ne le cachera pas, ni à ses amis, ni aux personnes l’entourant au collège. Elle voudra même prouver aux autres qu’elle a le pouvoir, tout en n’étant pas “la salope du quartier”.
Sacrée génération
© Déborah T.
J’ai mal de te faire souffrir. Mon égoïsme, cette crainte de perdre ce que j’ai de plus précieux, moi. L’attachement à la solitude, cette envie...
Requested by: happy-heaven
From: happy-heaven
From: happy-heaven
“J’aimerais que tu te réveilles un matin avec le sentiment d’être l’homme le plus con de la Terre. Que tu sortes de ton lit en furie et que...
Ceux qui écrivent tous ces textes déprimants au possible, à la limite du suicidaire. Ce sont ceux qui ont la pire des...